{"id":1656,"date":"2026-03-25T13:13:57","date_gmt":"2026-03-25T12:13:57","guid":{"rendered":"https:\/\/glycoscience.es\/2026\/03\/25\/el-virus-del-chikungunya-ya-puede-transmitirse-en-la-mayor-parte-de-europa\/"},"modified":"2026-03-25T13:23:52","modified_gmt":"2026-03-25T12:23:52","slug":"le-virus-du-chikungunya-peut-desormais-se-transmettre-dans-la-majeure-partie-de-leurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/2026\/03\/25\/le-virus-du-chikungunya-peut-desormais-se-transmettre-dans-la-majeure-partie-de-leurope\/","title":{"rendered":"Le virus du chikungunya peut d\u00e9sormais se transmettre dans la majeure partie de l\u2019Europe"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les donn\u00e9es indiquent que la crise climatique et les moustiques invasifs peuvent propager cette maladie dans 29 pays, dont l\u2019Espagne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"750\" src=\"https:\/\/glycoscience.es\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/DESTACADA-Virus-chikungunya-Mar2026-1024x750.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1649\" srcset=\"https:\/\/glycoscience.es\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/DESTACADA-Virus-chikungunya-Mar2026-1024x750.jpg 1024w, https:\/\/glycoscience.es\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/DESTACADA-Virus-chikungunya-Mar2026-300x220.jpg 300w, https:\/\/glycoscience.es\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/DESTACADA-Virus-chikungunya-Mar2026-768x562.jpg 768w, https:\/\/glycoscience.es\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/DESTACADA-Virus-chikungunya-Mar2026.jpg 1128w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les donn\u00e9es indiquent que la crise climatique et les moustiques invasifs peuvent propager cette maladie dans 29 pays, dont l\u2019Espagne<\/p>\n\n\n\n<p>Le chikungunya, une maladie jusqu\u2019ici associ\u00e9e aux climats tropicaux d\u2019Afrique ou d\u2019Asie, cesse d\u2019\u00eatre une menace lointaine pour devenir une r\u00e9alit\u00e9 europ\u00e9enne. Une \u00e9tude men\u00e9e par des chercheurs du UK Centre for Ecology &amp; Hydrology et de l\u2019Universit\u00e9 de Glasgow avertit que ce virus a d\u00e9j\u00e0 le potentiel de se transmettre dans la majeure partie du continent pendant les mois d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La combinaison d\u2019un climat de plus en plus chaud et de l\u2019expansion des moustiques invasifs a cr\u00e9\u00e9 le sc\u00e9nario parfait pour que la maladie s\u2019installe dans des r\u00e9gions o\u00f9 cela \u00e9tait auparavant peu probable, voire impensable. Il convient de rappeler qu\u2019en Espagne, en 2024, dix communaut\u00e9s autonomes ont enregistr\u00e9 54 cas import\u00e9s (46 % confirm\u00e9s), sans aucun cas autochtone confirm\u00e9, et que l\u2019an dernier, jusqu\u2019au mois d\u2019ao\u00fbt, 32 cas ont \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9s selon le Centre national d\u2019\u00e9pid\u00e9miologie. Pr\u00e9cis\u00e9ment en ao\u00fbt, le D\u00e9partement basque de la Sant\u00e9 du Gouvernement basque a renforc\u00e9 les mesures apr\u00e8s la d\u00e9tection d\u2019un cas autochtone de chikungunya \u00e0 Hendaye, li\u00e9 aux foyers apparus en France, ainsi que la notification de deux autres cas possibles dans la m\u00eame zone.<\/p>\n\n\n\n<p>Le principal vecteur responsable de cette maladie est <em>Aedes albopictus<\/em>, plus connu sous le nom de moustique tigre. Cet insecte n\u2019est pas originaire d\u2019Europe, mais depuis son arriv\u00e9e dans le sud du continent en 2007, il n\u2019a cess\u00e9 de gagner du terrain vers le centre et le nord. Le chikungunya est une maladie qui provoque de la fi\u00e8vre et des douleurs articulaires si intenses que, dans certains cas, elles peuvent devenir invalidantes. Le virus se transmet lorsqu\u2019un moustique pique une personne infect\u00e9e et, apr\u00e8s quelques jours, transmet le virus \u00e0 une autre personne saine par une nouvelle piq\u00fbre.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations les plus importantes de cette recherche, publi\u00e9e dans le volume 23 (235) du <em>Journal of the Royal Society Interface<\/em>, est que le virus peut survivre et se transmettre \u00e0 des temp\u00e9ratures plus basses qu\u2019on ne le pensait. Les scientifiques ont d\u00e9couvert que le cycle de transmission est possible m\u00eame lorsque le thermom\u00e8tre indique environ 13,8 degr\u00e9s, une temp\u00e9rature courante dans presque toute l\u2019Europe pendant une bonne partie de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019\u00e9tude souligne aussi que le virus est extr\u00eamement efficace lorsqu\u2019il fait chaud. \u00c0 une temp\u00e9rature de 30 degr\u00e9s, il lui faut seulement environ 1,7 jour pour se d\u00e9velopper \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du moustique et \u00eatre pr\u00eat \u00e0 infecter un \u00eatre humain, un d\u00e9lai bien plus court que celui d\u2019autres maladies similaires comme la dengue. Le point d\u2019efficacit\u00e9 maximale de transmission se situe \u00e0 25,6 degr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Une carte du risque dans 29 pays<\/p>\n\n\n\n<p>La recherche a analys\u00e9 la situation dans 29 pays europ\u00e9ens, r\u00e9v\u00e9lant une carte du risque tr\u00e8s contrast\u00e9e. Les pays du sud, comme l\u2019Espagne, l\u2019Italie, la Gr\u00e8ce et le Portugal, pr\u00e9sentent le niveau d\u2019alerte le plus \u00e9lev\u00e9, avec des conditions favorables \u00e0 la transmission pendant six mois ou plus par an, g\u00e9n\u00e9ralement entre mai et novembre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une zone de risque mod\u00e9r\u00e9 se trouvent des pays d\u2019Europe centrale comme la France, l\u2019Allemagne, l\u2019Autriche, la Belgique et les Pays-Bas, o\u00f9 le danger se concentre sur une p\u00e9riode de trois \u00e0 cinq mois par an. M\u00eame dans des pays plus septentrionaux ou atlantiques, comme le Royaume-Uni, la Su\u00e8de ou la Finlande, il existe un risque faible mais r\u00e9el pendant les mois de juillet et d\u2019ao\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude souligne que le climat n\u2019est qu\u2019une partie du probl\u00e8me. Le flux constant de voyageurs et le commerce international facilitent l\u2019introduction du virus en Europe par des personnes infect\u00e9es venant d\u2019autres r\u00e9gions du monde. Si le moustique tigre est pr\u00e9sent dans la zone et que les temp\u00e9ratures sont ad\u00e9quates, une flamb\u00e9e locale peut appara\u00eetre. C\u2019est pourquoi les experts estiment que comprendre ces sch\u00e9mas saisonniers est essentiel pour que les syst\u00e8mes de sant\u00e9 publique puissent concevoir des strat\u00e9gies de contr\u00f4le plus efficaces et prot\u00e9ger la population face \u00e0 l\u2019expansion de ces maladies tropicales sur le sol europ\u00e9en.<\/p>\n\n\n\n<p>Article publi\u00e9 dans <em>El Correo<\/em> (acc\u00e8s sur abonnement)<br>jeudi dernier, le 19 f\u00e9vrier 2026, par <a href=\"https:\/\/www.elcorreo.com\/autor\/julio-arrieta-92.html\">Julio Arrieta<\/a>: :<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.elcorreo.com\/sociedad\/salud\/virus-chikungunya-puede-transmitirse-mayor-parte-europa-20260218173739-nt.html\">https:\/\/www.elcorreo.com\/sociedad\/salud\/virus-chikungunya-puede-transmitirse-mayor-parte-europa-20260218173739-nt.html<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les donn\u00e9es indiquent que la crise climatique et les moustiques invasifs peuvent propager cette maladie dans 29 pays, dont l\u2019Espagne Les donn\u00e9es indiquent que la crise climatique et les moustiques invasifs peuvent propager cette maladie dans 29 pays, dont l\u2019Espagne Le chikungunya, une maladie jusqu\u2019ici associ\u00e9e aux climats tropicaux d\u2019Afrique ou d\u2019Asie, cesse d\u2019\u00eatre une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1651,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34,33],"tags":[],"class_list":["post-1656","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nouvelles","category-vecteurs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1656","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1656"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1656\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1658,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1656\/revisions\/1658"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1651"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1656"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1656"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/glycoscience.es\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1656"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}